Pourquoi nous soutenons Tim

Publié le par Moscillo Sylvie

Le 08/10/2014, à l'issue de sa visite du Centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP) de Soyaux, M. le Président de la République déclarait : "L'école de la république est faite pour tous les enfants", ce qui ne pouvait bien-sûr que réjouir les parents d'enfants handicapés et représentants d'enfants handicapés que nous sommes.

Il rappelait ainsi le droit à l'enseignement pour tous inscrit dans le préambule de la constitution de 1946, réaffirmé par la loi du 11 février 2005 et rappelé en 2013 dans les textes relatifs à la refondation de l'école.

Pour autant, sur le terrain, la réalité est bien différente et l'école pour tous reste un rêve inaccessible pour bon nombre de nos enfants.

Et pour certains, d'être, sur simple décision administrative, exclus de l'école de la République, ségrégés, orientés dans des institutions loin de leurs familles (voir l'exil en belgique), sans prise en charge adaptées, avec comme seul projet d'attendre que la vie passe … ou laissé à la charge des familles, sans soutien, avec des accompagnements réduits à peau de chagrin.

Nos enfants ne se résume pas à un N° de dossier dans une MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) qui, outrepassant ses prérogatives et nonobstant le choix de vie de l'enfant, oriente en fonction non pas des besoins de celui-ci mais du bon vouloir de l'école d'être « inclusive » et de l'intérêt financier à remplir les institutions existantes.

Il lui suffit alors de notifier un refus d'accompagnement par une AVS et de prononcer une orientation en IME pour les priver de leurs droits.

Or, ce droit constitutionnel se doit d'être mis en œuvre pour tout ceux qui souhaitent l'exercer, pas d'être réinterrogé, voir bafoué en raison du handicap.

L'école de la République pour tous est l'école qui se donne les moyens d'accomplir ses missions pour tous les enfants de la République : Le droit à l'éducation est garanti à chacun afin de lui permettre de développer sa personnalité, d'élever son niveau de formation initiale et continue, de s'insérer dans la vie sociale et professionnelle, d'exercer sa citoyenneté.

Nous ne saurions plus longtemps attendre de nos enfants qu'ils cessent d'être handicapés pour pouvoir s’intégrer à l'école et exercer leurs droits.

C'est bien à l'état qu'incombe la responsabilité de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires à rendre la scolarité de tous effective. Nos enfants n'ont pas à payer le prix fort pour des institutions qui tardent à évoluer et à mettre en œuvre la loi.

L'histoire de Timothée est dramatiquement emblématique de ce que l'on peut faire de pire en France.

Mais d'autres histoires sont emblématiques de ce que la bonne volonté, l'ouverture d'esprit et la créativité suffisent pour construire des parcours à priori « improbables» pour nos enfants.

C'est ainsi – pour que les engagements de l'état ne restent pas des vaines paroles, et au regard de la situation extrêmement préoccupante de quelques jeunes aux avenirs hypothéqués, que nous nous vous sollicitons aujourd'hui, vous, parents, citoyens, associations pour rappeler notre volonté que le pays des droits de l'Homme reste un pays qui porte au plus haut les valeurs de la république : Liberté, égalité, fraternité pour pouvoir offrir à tous nos enfants une société où l'on sait vivre ensemble, dans la différence.

Nos enfants ont besoin de tous vos soutien ici :

Commenter cet article